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Blog des président

L’excès peut nuire. L’insuffisance aussi.

Bruxelles, 31 août 2026. Dans Het Nieuwsblad, le professeur Kristiaan Demeyer rappelle à juste titre que les compléments alimentaires ne sont pas de la « salade sous forme de pilules ». Associer seize produits sans savoir précisément quelles substances ni quelles doses sont consommées ne constitue pas une stratégie de santé raisonnable. En matière de compléments alimentaires aussi, la qualité, le bon usage et l’accompagnement par un professionnel compétent sont essentiels. Toutefois, l’image spectaculaire d’une table couverte de flacons ne doit pas occulter une réalité au moins aussi importante.

Des chiffres trop importants pour finir dans un tiroir

Bruxelles, le 26 août 2026. À peine 7 % des adultes consomment suffisamment de légumes. À peine 1 % atteint la recommandation relative aux produits céréaliers complets. Ces chiffres ne sont pas de simples notes de bas de page dans un rapport volumineux. Ce sont des signaux préoccupants pour la santé de notre population. Ils sont issus de l’Enquête nationale de consommation alimentaire de Sciensano, qui fait autorité et dont la dernière édition a été publiée il y a un an. Et pourtant, le débat public est resté étonnamment discret. C’est difficile à comprendre. Des chiffres d’une telle ampleur méritent un véritable débat.

Compléments alimentaires : le vrai problème n’est pas le produit, mais le débat qui les entoure

Le débat sur les compléments alimentaires en Belgique est trop souvent réduit à des caricatures. Ils seraient soit des produits miracles, soit totalement inutiles. Cette opposition est séduisante, mais elle ne reflète pas la réalité et n’aide certainement pas le consommateur à faire des choix éclairés. En tant que fédération sectorielle, nous constatons chaque jour l’écart important entre les perceptions et les faits.